

On se demande parfois ce qui motive nos amis bataves dans la découverte de nos Ardennes quand il faut pluvieux, gris et froid. On ne compte plus les courses au cours desquelles la météo a brouillé les stratégies. Ce fut encore le cas cette année.
Mercredi 28 JuilletLe mercredi est traditionnellement dévolu à la fête dans la ville de Spa. Les voitures descendent par la route avec parfois de mauvaises surprises car les bitumes sont crevés de nids de poule. Il fallait vraiment se pincer cette année pour savoir que nous étions en été. La météo fut maussade mais d’une manière assez inattendue, ce fut la grande foule.

SIGNA MOTORSPORT soutenait cette année le film « The Smurfs », « Les Schtroumpfs » qui sortiront en salle le 3 août 2011. 18H, briefing des pilotes au Casino de Spa suivi de la photo des pilotes sur le perron.

Le jeudi contraste par son activité intense sur la piste. C’est une longue, très longue journée. Les essais libres sont l’occasion des prises en main pour les pilotes et aussi la validation des setups techniques sur les voitures. En fait, c’est la théorie. En pratique, quand la météo est changeante d’heure en heure, passant du pseudo soleil au déluge localisé, cela devient un vrai casse-tête.
Séance Qualif 1 : 19H00 - 45 min (pluie) : Premier objectif, rester sur la piste et rentrer un chrono en espérant une météo plus clémenteSéance Chrono 3 : 22H15 - 75 min (pluie/sec) : Le temps est toujours mauvais mais une fenêtre de piste en fin de séance semble être possible. Il faut se préparer pour l’exploiter. Au cours de cette séance nocturne, chaque pilote doit également faire 2 tours de piste chrono. 23H16, la prédiction se confirme, nous aurons 14 minutes pour pouvoir monter des pneus slicks et donc essayer de faire le meilleur chrono de la journée. Benoît est en charge de cette mission et part pour 5 tours. Au terme de son premier tour, il est impliqué dans un accrochage dans le virage de l’Eau Rouge avec une Lamborghini. 5 minutes plus tard, drapeau rouge pour un incident impliquant d’autres voitures. La séance est rallongée et redémarrera à 23H40. Il restera tout juste de quoi faire 2 temps chronométrés. Tout le monde en est conscient et c’est le rush sur la piste dès le drapeau vert. Benoît nous gratifie d’un excellent chrono 2min 39 qui nous place en 39ième position. Alors qu’il était dans son ultime essai avec un amélioration de plus de 2 secondes dans son premier partiel, il se retrouve face à une Audi R8 en perdition qui revient sur la piste dans le virage des Combes. Pas de chance, notre tentative est anéantie sauf pour les autres qui ont pu tirer parti de ces 2 tours. Nous retombons à la 43ième position.

En fait, il ne s’agit pas d’un choix mais d’une imposition. Seule cette option permettait une participation cohérente qui acceptait de tenir compte de nos demandes de modifications techniques par rapport à la fiche FIA de base. L’appellation de cette catégorie est, selon nous, mal choisie. En effet, l’incorporation dans cette catégorie n’a rien à voir avec le statut amateur, gentlemen, etc … de l’équipage mais bien de la réglementation technique de la voiture. Depuis 2 ans, nous souhaitions faire valider par les instances de contrôle techniques le montage d’un carter sec et d’un radiateur plus épais. Avec l’avènement du nouveau championnat SRO « Blancpain Endurance Serie » encadré techniquement par le RACB, notre demande devenait possible mais en passant par l’incorporation dans la classe « Gentlemen Trophy ».


Fin juin, soit un mois avant la course, apparaît assez curieusement une règle qui coupe l’herbe sous le pied des écuries qui misent sur des relais longs au détriment de la performance pure. Difficile de croire qu’il n’y a pas derrière cette nouvelle mesure la main des écuries officielles dont les moteurs gourmands ne peuvent tenir longtemps avec le réservoir de 100 litres imposé par la FIA. Chacun se fera son opinion à ce sujet. Quoiqu’il en soit, ce seront +/- 24 sprints de +/- 65 min



Une 23ième position peut paraître anonyme mais ce résultat nous comble. Avec un total de 59min à titre d’intervention technique, il était difficile d’espérer mieux. En effet, les performances des voitures sont proches et remonter dans le classement demande vitesse, expérience et … chance. Nous avons frôlé la déprime totale lorsqu’à 100 minutes de la fin de l’épreuve, Christophe Geoffroy annonce à la radio que la boîte de vitesse ne répond plus. Patrick Chaillet terminera les 2 derniers runs sur un seul rapport.
SIGNA MOTORSPORT remercie chaleureusement l’ensemble de ses collaborateurs pour leur sens professionnel et leur dévouement.
SIGNA MOTORSPORT et ses partenaires ont participé durant ces 24 heures au projet CO2LOGIC « C02 Neutral ». L’émission C02 de notre voiture sera compensée financièrement pour appuyer un projet en Tanzanie parrainé par Jacky Ickx. www.co2logic.com
SIGNA MOTORSPORT remercie enfin ses annonceurs pour leur confiance et leur donne rendez-vous prochainement pour un nouveau défi
